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Mouvement

Du temps dans la nature, à pied : la douce remise à zéro d'une promenade dehors

Marcher en pleine nature fait quelque chose qu'un tapis de course ne sait pas faire : baisser le cortisol, ralentir le cœur, reposer l'esprit. Une promenade sous les arbres apaise le système nerveux d'une façon que le même effort en intérieur n'égale pas tout à fait. Voici ce que dit la recherche, et le peu de temps qu'il faut pour le sentir : environ deux heures de nature par semaine, réparties comme vous voulez.

Des outils gratuits, fondés sur des données probantes, pour le stress, le trop-plein, les relations, la santé et un leadership posé. Un projet de KEEP CALM Inc., un organisme à but non lucratif. 501(c)(3) · EIN 33-2117386 À propos

Une femme marchant sur un sentier forestier

Photo de Old Youth sur Unsplash

Repensez à votre dernière promenade dans un endroit verdoyant. Un parc, un sentier, un chemin le long de l'eau. Vous n'aviez sans doute rien à régler en partant. Vous êtes simplement parti. Et à un moment, sans même le décider, vos épaules se sont relâchées et le nœud serré de la journée s'est un peu défait. Vous êtes rentré en vous sentant légèrement différent de la personne qui était partie.

Ce changement est réel, et il a été mesuré. Il y a quelque chose dans le fait de bouger votre corps en pleine nature qui apaise le système nerveux d'une façon que rester à l'intérieur, même en faisant le même exercice, n'égale pas tout à fait.

Que vous fait le vert ?

Quand vous passez du temps parmi les arbres, l'eau et le ciel ouvert, votre corps a tendance à relâcher ses réglages de stress. Des études ont observé des niveaux plus bas de cortisol, la principale hormone du stress, ainsi qu'un rythme cardiaque plus lent et une tension artérielle plus douce, après une marche en pleine nature comparée à une marche en ville animée. Votre attention souffle aussi un peu. L'effort discret et constant de la vie urbaine, la circulation, les écrans, le bruit à filtrer, demande à votre cerveau de se concentrer toute la journée. Un cadre naturel laisse cette partie fatiguée de votre esprit se reposer, car des choses douces et peu exigeantes, comme le chant des oiseaux ou le mouvement des feuilles, retiennent votre attention sans l'épuiser.

Marcher compte autant que le paysage. Le mouvement et la nature aident chacun de leur côté, mais ensemble, ils semblent faire plus que l'un ou l'autre seul. Vous donnez à votre corps ce pour quoi il est fait, se déplacer dans le monde, dans le genre d'endroit où il est fait pour cela.

Le chiffre à retenir

Ce qui est encourageant, c'est le peu qu'il faut. Une vaste étude publiée en 2019, portant sur près de vingt mille personnes, a montré que celles passant au moins 120 minutes par semaine dans la nature avaient beaucoup plus de chances de se dire en bonne santé et de ressentir un sentiment de bien-être que celles qui n'y passaient aucun temps. En dessous de ces deux heures, le bénéfice n'apparaissait pas vraiment. Au-delà, il restait stable.

Voici le détail le plus généreux. Peu importait comment vous obteniez ces deux heures. Une longue balade du dimanche fonctionnait aussi bien que plusieurs courtes marches réparties dans la semaine. Vous n'avez donc pas besoin d'un week-end libre ni d'un parc national. Il vous faut environ dix-sept minutes par jour, ou deux ou trois marches d'une demi-heure, dans le peu de verdure que vous pouvez atteindre.

En faire une habitude ordinaire

L'objectif est d'intégrer cela dans la vie que vous menez déjà, pas d'ajouter un projet ambitieux de plus dont vous culpabiliserez de ne pas venir à bout. Voici quelques façons de le faire tenir dans la durée :

  • Accrochez-le à quelque chose que vous faites déjà. Prenez un appel de travail en marchant le long d'une rue bordée d'arbres. Garez-vous au fond du parking et traversez la bande verte. Rentrez chez vous par le chemin le plus long.
  • Laissez-le être lent. Ce n'est pas un entraînement à pousser jusqu'au bout. Flâner compte. L'important est d'être dehors et en mouvement, pas d'atteindre une certaine allure.
  • Laissez parfois les écouteurs de côté. Une partie de ce qui vous fait du bien, c'est d'entendre l'endroit tel qu'il est, le vent, les oiseaux, vos propres pas. Laissez le monde être la bande-son, de temps en temps.
  • Baissez la barre de ce qui compte. Un petit parc pas très soigné, une rangée d'arbres dans la rue, un jardin partagé, un chemin le long d'un canal avec quelques herbes folles et des canards. Cela n'a pas besoin d'être beau pour faire du bien.

Rien de tout cela ne vous demande grand-chose, et c'est justement pour ça que ça marche. Vous n'avez pas besoin d'être en forme. Vous n'avez pas besoin d'équipement. Il vous suffit de sortir et de mettre un pied devant l'autre pendant un moment.

Un mot en douceur

Une promenade dans un parc fait du bien à presque tout le monde, et elle s'associe bien au reste de vos soins personnels. Ce n'est cependant pas un traitement contre la dépression ou un trouble anxieux, et elle n'est pas faite pour ça. Si votre tristesse ou votre inquiétude est lourde, qu'elle persiste depuis des jours, ou qu'elle rend difficile la gestion de la vie de tous les jours, parlez-en à un médecin ou à un thérapeute. Le temps passé dehors peut accompagner ce suivi et rendre les moments difficiles un peu plus supportables. Mais il ne doit pas porter tout le poids à lui seul. Si vous avez un problème de santé qui affecte votre capacité à marcher, demandez à votre médecin ce qui vous convient, puis allez trouver un peu de verdure et avancez à votre rythme.

Sources

  1. Scientific Reports (Nature) / NIH PMC, Spending at least 120 minutes a week in nature is associated with good health and wellbeing
  2. Harvard Health Publishing, Sour mood getting you down? Get back to nature
  3. American Psychological Association, Nurtured by nature

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