Passer au contenu principal

Bien manger

Manger pour une énergie stable : comment éviter le coup de barre de l'après-midi

Manger pour garder une énergie stable, c'est d'abord une question de choix : plus de bûches, moins de brindilles, et associer vos glucides à autre chose. Ce coup de barre de 15 heures, quand les yeux piquent et que l'attention part ailleurs, commence souvent dans votre assiette. Les céréales complètes, les fruits, les légumes et les légumineuses brûlent lentement. Associés à une protéine ou à une bonne graisse, ils gardent votre énergie stable et régulière tout au long de la journée.

Des outils gratuits, fondés sur des données probantes, pour le stress, le trop-plein, les relations, la santé et un leadership posé. Un projet de KEEP CALM Inc., un organisme à but non lucratif. 501(c)(3) · EIN 33-2117386 À propos

Étal de légumes

Photo d'Alexandr Podvalny sur Unsplash

Vous connaissez ce coup de barre. Le milieu d'après-midi arrive, vos paupières s'alourdissent, vos pensées s'embrouillent, et soudain, la seule chose qui compte au monde, c'est un biscuit ou un café de plus. On dirait un manque de volonté. En réalité, c'est souvent juste votre glycémie qui fait exactement ce qu'elle est censée faire depuis le déjeuner.

L'énergie que vous tirez de la nourriture fonctionne un peu comme un feu. Jetez du petit bois sec dedans, et vous obtenez une flamme vive qui s'éteint aussi vite qu'elle est apparue. Ajoutez une bûche solide, et ce même feu brûle doucement pendant des heures. Bien manger pour garder une énergie stable, c'est surtout choisir plus de bûches et moins de petit bois, puis donner de la compagnie à votre feu pour qu'il dure.

Pourquoi ces coups de barre arrivent-ils ?

Quand vous mangez des glucides, votre corps les transforme en sucre qui passe dans votre sang. Les glucides simples et raffinés, comme le pain blanc, les viennoiseries, les boissons sucrées et la plupart des bonbons, se décomposent presque instantanément. Votre glycémie grimpe en flèche, votre corps se démène pour la faire redescendre, et il en fait souvent trop. Résultat : cette chute familière, la fatigue, le brouillard mental, et la faim qui revient bien trop vite.

Les glucides complexes se comportent différemment. Comme ils contiennent des fibres et des amidons plus complexes, votre corps met plus de temps à les décomposer, si bien que le sucre arrive au compte-gouttes plutôt qu'en une vague. La glycémie monte et descend plus doucement, et votre énergie suit le même chemin. La Cleveland Clinic cite les céréales complètes comme le flocon d'avoine et le riz brun, ainsi que les fruits, les légumes et les légumineuses, comme ce type de carburant à combustion lente qui vous fait tenir.

La formule simple : associez vos glucides

Voici l'astuce qui règle discrètement la plupart des baisses d'énergie. Ne mangez pas vos glucides seuls. Quand vous y ajoutez des protéines, des fibres ou un peu de bon gras, l'ensemble du repas se digère plus lentement, ce qui adoucit le pic suivi de la chute. Le CDC conseille d'associer un glucide à une source de protéines, comme une petite poignée de noix, un yaourt, des œufs ou de la viande maigre, pour rester rassasié plus longtemps et éviter les montagnes russes de la glycémie.

En pratique, cela donne :

  • Une pomme avec une cuillerée de beurre de cacahuète, plutôt que la pomme seule.
  • Des flocons d'avoine garnis de noix et de fruits rouges, plutôt qu'une céréale sucrée.
  • Une tartine de pain complet avec des œufs, plutôt qu'un bagel nature.
  • Des crackers avec du fromage ou du houmous, plutôt que des crackers seuls.

Rien de tout cela ne vous demande de renoncer aux aliments que vous aimez. Il s'agit juste de ce que vous mettez à côté.

Quelques changements faciles

Vous n'avez pas besoin de tout révolutionner dans votre cuisine. Changer quelques essentiels fait déjà la majeure partie du travail :

  1. Remplacez le pain blanc, le riz blanc et les pâtes classiques par leurs versions complètes.
  2. Choisissez le fruit entier plutôt que le jus de fruit (ce sont les fibres qui font la différence).
  3. Construisez votre déjeuner autour de protéines et de légumes, pour qu'il vous porte jusqu'au dîner.
  4. Gardez à portée de main une collation à énergie stable pour la fin d'après-midi, pour ne pas dépendre du distributeur automatique.

N'oubliez pas l'eau et le rythme

Deux choses qui n'ont rien à voir avec le sucre peuvent aussi vider votre réservoir. La première, c'est la déshydratation. Même légère, elle fait travailler votre cœur plus fort et vous laisse fatigué, si bien qu'un verre d'eau est parfois la vraie réponse à un coup de mou qu'une collation ne réglera pas. La seconde, c'est de sauter des repas puis de trop compenser. De longues périodes sans rien manger, suivies d'un gros repas avalé en vitesse, provoquent les mêmes montagnes russes. Manger quelque chose de raisonnable à intervalles réguliers garde la courbe plus stable.

Un mot sur le café, puisque c'est le remède réflexe contre le coup de barre. La caféine donne un vrai coup de fouet, mais quand elle s'estompe, elle peut vous laisser plus somnolent qu'avant, et c'est ainsi qu'un café de l'après-midi devient une habitude du café de l'après-midi. Avec modération, ce n'est pas un problème. Remarquez simplement si vous vous en servez pour masquer une baisse d'énergie que la nourriture et l'eau régleraient mieux.

Et quand ça dépasse votre assiette ?

Manger de façon stable aide beaucoup, mais une fatigue lourde et constante n'est pas toujours une question d'alimentation. Si vous dormez correctement, si vous mangez plutôt bien et que vous vous sentez quand même épuisé jour après jour, cela vaut la peine d'en parler à votre médecin. Une fatigue persistante peut pointer vers des problèmes de thyroïde, une anémie ou d'autres troubles qui méritent un vrai examen, pas juste une autre collation. La nourriture peut vous porter à travers une journée normale. Quand elle n'y arrive plus, c'est une information utile, pas un échec personnel.

Sources

  1. Cleveland Clinic, Foods That Give You Energy: What To Eat and Avoid
  2. CDC, Choosing Healthy Carbs
  3. Mayo Clinic, Carbohydrates: How Carbs Fit Into a Healthy Diet

Gratuit, en 36 langues. Une association à but non lucratif, sans pub, sans paywall, et nous ne vendons jamais vos données.

Parcourir la bibliothèque Faire un don